• Séverine Coffinot Coach'In & Out

LE COACHING DE LA JALOUSIE : 1+1 = 3

Vous doutez perpétuellement de votre partenaire, vous imaginez votre conjoint mais aussi vos amies vivre de bons moments avec d’autres personnes, sans vous, et cela vous blesse ?

Vous savez pourtant que vous vous faites du mal, que vous êtes l’auteur de cette construction d’esprit. Mais malgré cette conscience, la douleur est là, comme une blessure, née d’un sentiment d’abandon.

Et cette blessure entraine tensions, disputes, et vous fait mal au corps, au cœur.

Ce sentiment de doutes, cette anxiété permanente de perdre l'amour de la personne aimée est très pénible et douloureux à vivre, pour vous tout d'abord et votre entourage.

Pourquoi a t'on besoin d'être rassuré en permanence ? D’où vient cette peur, mais surtout, comment y faire face ?

Il ne s'agit pas de faire confiance à l'autre, mais plus de se faire confiance à soi.

Le coaching est un excellent outil pour se libérer de cette peur.

Dans un premier temps, nous allons parler de la peur : accepter ce mal qui nous ronge, afin de s’en libérer. Et ainsi viendra l’acceptation, et là le chemin de la guérison peut commencer. En parler à un thérapeute, un coach, mais aussi en parler à son conjoint, ou son amie, à la personne visée par la jalousie.

Parler c’est expliquer, ce que cela vous fait, à quel endroit, quand, et ainsi l’autre peut mieux comprendre vos comportements et les manifestations de peurs, d’angoisse.

Parler des maux avec des mots permet de les faire passer de l’intérieur vers l’extérieur, ils ne vous appartiennent plus, ne viennent plus remplir le fond du vase en empilant dans l’eau croupie les résidus de peurs, jalousie, frustrations non exprimées.

Cela permet d’éviter des maladies, que le mal est non dit.

Dans un second temps, nous allons devoir travailler sur l’image, et la confiance, et voir comment restaurer cette image, épaissir la confiance.

Pour cela je vais vous prendre un exemple, une métaphore. Imaginez que vous êtes en train de faire la cuisine, une bonne sauce béchamel, et que dans la casserole se mêlent, vos qualités, vos réussites, vos fiertés, et vos ressources. Mais aussi ce qui fait que vous êtes vous, avec vos points d’attention, vos peurs, vos croyances limitantes, aidantes.

Faites lentement prendre le mélange, à feu doux, en n’arrêtant pas de remuer, lentement, avec bienveillance, sans attente particulière. Portez votre attention sur les odeurs, les ressentis, l’état interne que cela procure en vous de prendre le temps. Puis regardez le mélange se transformer, et l’image devant vous évoluer, prendre forme, plus fluide, cohérente.

Cette béchamel qui prend forme, c’est votre confiance. En prenant conscience des 9 clés de l’estime, en commençant par la connaissance de soi, l’acceptation, vous allez mieux cerner qui vous êtes.

Avez-vous ressenti de la sérénité en visualisant cette confiance (béchamel) qui prend forme ? C’est le début du calme intérieur, ce lac paisible, profondément ancré sur lequel ne vient se glisser aucune ride, aucune vague. Les vagues, les ridules à la surface de votre esprit sont vos pensées négatives, vos peurs, vos croyances limitantes, vos messages contraignants

« Et s’il ne m’aimait pas, et s’il m’abandonnait, et si je n’étais pas assez ceci, ou cela »

Tout ceci, petit à petit, vous apprendrez à le laisser en surface, et faire en sorte que votre lac intérieur soit lisse, calme.

Nous travaillerons ensuite sur vos émotions et leur expression. Beaucoup d’accompagnants parlent de maitriser les émotions. Pensez-vous réellement qu’on maitrise, qu’on gère une émotion ?

Je parlerai plutôt de l’apprivoiser, après l’avoir identifiée.

Dans cette histoire de jalousie, il y a bien sur la peur de l’abandon. Le coaching ne va pas forcement aller chercher la source, l’origine, et travailler dessus. Si on le connait ce fameux point d’origine, c’est tant mieux, mais ce n’est pas le plus important. L’important est qu’est ce que je vais faire de cela, comment cela m’a aidé à passer certains caps, qu’est ce que cela dit de moi ? Et comment aujourd’hui ceci devient handicapant, douloureux.

L’abandon va de pair avec solitude, se retrouver seul face à soi, à ses fameuses émotions et peurs. Et on ne veut surtout pas vivre cette sensation d’isolement, de solitude, assimilée à un abandon. Alors on va chercher à avoir sans cesse l’attention de l’autre, des signes de reconnaissance car on ne sait pas s’en donner soi-même, ou en tout cas pas assez.

Il est important de travailler sur ces moments de solitude, et d’apprendre à les accepter, voire les apprécier. Comment occuper ce temps, pour soi, vers soi ?

En commençant par lister ce qui nous fait plaisir, du bien. Cela peut être se faire couler un bain, lire, aller marcher, parler avec une maie au téléphone, dessiner.

En passant par cette étape de retour à soi, vous allez petit à petit vous « décoller » de l’image du couple, ou de l’amitié telle que vous la concevez. Ce sera moins fusionnel, moins passionnel et donc par définition parfois douloureux.

Prendre cette juste distance, prendre du temps pour soi, c’est prendre conscience que vous êtes une personne à part entière, faite de besoins d’envies, de plaisirs uniques. Vous et votre ami ou époux ne faites pas qu’un et vous ne seriez pas que la moitié de lui ou d’elle. Ce serait une grave erreur de le penser car en effet, quand l’autre s’en va, vous n’êtes plus qu’un demi, un bout de, et là, les difficultés commencent.

Vous êtes un être à part entière, unique.

Et par effet miroir, vous comprendrez ainsi que votre conjoint, amie a lui ou elle aussi besoin de temps pour lui ( elle), pour réaliser des choses seul (e), et que ce n’est qu’ à cette condition que la relation peut fonctionner. Car lui aussi est unique, et à sa propre individualité. Et tous les deux vous faites 3 : vous, lui ( elle) ; et votre relation.

Comment aimer correctement l’autre, si on ne s’aime pas soi-même et on ne se trouve pas bien déjà avec soi-même ? S’éloigner, se donner du temps, faire des expériences nouvelles seul, pour ainsi mieux se retrouver et partager. Quelle belle ambition, non ?

Car en effet, si l’on souffre de la peur de l’abandon l’on crée indirectement une dépendance à l’autre.

Et cette dépendance à l’autre vous éloigne de vous-même. Être centré sur soi, se connaitre, s’apprécier, ne veut pas dire être égoïste. Au contraire s’aimer pour mieux aimer l’autre. Se connaitre pour mieux connaitre l’autre, mieux accepter les différences, comprendre, sans juger.

Développez votre assertivité, cette fameuse capacité à affirmer qui vous êtes, ce que vous pensez, ressentez, assumez-le, sans trembler, sans se justifier, seulement accepter que l’on est unique, être fier de cela.

Et par ricochet comprendre que l’autre aussi est unique, faire confiance à son ressenti, à la relation et oser se dévoiler un peu. Vous verrez que nous projetons nos propres peurs, nos propres croyances et les définissons comme quelque chose de réel.

Or la peur n’est pas en soi une mauvaise émotion. Elle nous alerte, nous guide, mais cette émotion-là est furtive, dure à peine 1 seconde. C’est l’interprétation de notre émotion, ce que l’on se dit, qui est nuisible ou pas.

Aborder sa peur en disant :

« Je viens de ressentir un état de peur, mon ventre se resserre, j’ai le cœur a fond, j’ai le visage pâle et les mains moites ». Ça c’est ok. En tentant de comprendre ce qui est a l’origine de cela, on peut aussi se dire : « j’ai imaginé que mon mari, ami etc me trompe, ou va se lasser de moi car j’ai cru comprendre que, ou j’ai interprété ce geste donc cela veut dire que … »

Et là vous voyez tout de suite que dans le premier temps, je suis factuelle, je décris un ressenti. Mais dans le second temps, j’interprète ma peur, des signes que mon cerveau a catalogués comme étant une alerte pour ma sécurité, mon équilibre et tous mes filtres, mes prismes sont venus s’orienter vers ce que j’ai l’habitude que ma peur me dise. L’interprétation est construite de toutes pièces par nos projections, donc par moi.

Alors si j’ai su fabriquer cela, et donc si j’ai su me faire du mal, je sais comment détricoter cette peur et la remplacer par quelque chose de moins douloureux.

On pourrait imaginer se dire : « ok, j’ai ressenti cela, je sais que c’est mon point d’attention, que j’ai tendance à imaginer des choses mais à ce jour ce n’est qu’une interprétation. Quels sont factuellement les signes tangibles d’une infidélité, ou d’une volonté de rompre etc ? »

Et dans bien des cas, il n’y a pas de signes tangibles, juste des créations de l’esprit. L’esprit, le mental est la porte de l’égo, de la peur. Vous pouvez choisir d’ouvrir cette porte, et de devenir esclave de ces interprétations et manipulations permanentes, ou au contraire, vous pouvez décider maintenant de laisser cette porte fermée, et d’ouvrir celle de votre cœur.

Et que dit votre cœur, voire même votre corps ?

La jalousie n'est pas une fatalité, alors si vous sentez que ce mécanisme met en danger votre relation, et devient douloureux pour vous et votre partenaire, faites-vous accompagner, sur quelques séances, pour retrouver calme, sérénité, confiance et un retour à vous riche, et libérateur. Vos relations à l’autre n’en seront que meilleures.

Coach’In & Out

Séverine COFFINOT

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