• Séverine Coffinot Coach'In & Out

COMMENT PRENDRE UNE DECISION IMPORTANTE



C’est quoi une bonne décision ? Celle qu’on ne regrette pas ? Celle que l’on a prise de façon réfléchie, longuement ? Celle qui vient d’instinct ?

Dans tous les cas, la crainte de prendre une décision désastreuse augmente considérablement l’anxiété ou laisse dans l’impossibilité d’agir.

Ce qui est sûr c’est que décider, ou trancher demande du courage et ne tient pas que de l’intellect.

Vous aurez beau avoir fait tous les tableaux, pour contre, bénéfices, et incontinents, plan A B etc. même jusqu’à Z, à un moment qu’est ce qui fait que vous décidez de basculer ?

C’est un peu comme un saut dans le vide, mais avec quelques mesures de sécurité.

Si vous faites tout avec votre tète ce n’est pas une décision, c’est un choix. Vous avez aligné du plus, du moins et en découle un choix logique.

La prise de décision va au-delà : il y a de l’incertitude et fait appel à de l’irrationnel.

C’est le débat entre l’intelligence et la volonté. Entre l’intelligence et la capacité à écouter ses émotions, et ressentis, et déclencher une action.

Il faut bien sûr de l’intelligence :

Et pour cela voici quelques étapes :

1 : renseignez-vous, informez-vous, rassembler des informations, lister les options, organisez les. Devenez un expert du sujet qui vous préoccupe.

2 : entourez-vous de personnes qui ont fait des choix similaires, qui ont envisagés divers chemins, apprenez de leurs recherches, de leurs découvertes et de leurs apprentissages, même si aucune situation n’est complément comparable. Et suite à ce croisement de données, faites des précisions.

3 : recherchez des alternatives : vous avez collecté des informations, avez partagé avec d’autres, avez dressé des options, et si vous pensiez aussi aux alternatives, aux chemins pas encore empruntés, non défrichés. Y a-t-il des variations à ces options qui pourraient fonctionner, d’autres angles à étudier ?

Puis il y a l’intuition, la volonté. La volonté est infinie, et décider c’est vouloir plus qu’on ne sait, c’est accepter une part d’inconnue.

Je vous parlerai bien de la fenêtre de johari et de ce carreau qui s’appelle la fenêtre inconnue, cette part de nous que nous ne connaissons pas encore. C’est cela aussi décider.

Dans toutes les belles aventures, les récits, il y a à l’origine une personne qui a voulu, a osé aller au-delà de sa zone de confort, qui a affronté les doutes, et qui a pris des risques.

Ne pas décider signifie rester dans sa zone de confort, et ne pas oser en sortir. Cela revient à ne pas oser agir.

Car à la suite de décider il y a le verbe agir.

Et la mise en action est la clé la plus importante de la confiance en soi.

Alors attention : prendre une décision OUI, prendre un risque non mesuré NON

C’est la différence entre le téméraire et le courageux

Mesurer le risque, et l’assumer, c’est cela décider. Il faut y faire entrer une dose d’intelligence. Mais le courageux va au-delà, il sait que pour avancer, il doit aller au-delà de ce risque 0 et donc prendre des risques.

Et quand on parle de risque on parle de celui ou ceux qui ne peuvent pas être évacués par le raisonnement.

Aller au bout du raisonnement, de son intelligence, et une fois cela fait, sauter dans le RESTE, ce qui est inconnu.

Alors comment faire ?

1 d’abord être conscient d’une chose : dans les situations très complexes, il n’y a pas de bonne réponse. Tous les choix se valent.

Acceptez qu'il puisse ne pas y avoir de décision parfaite Prendre une décision difficile peut être particulièrement stressant quand vous imaginez qu'il n'y a qu'un seul choix correct et que vous devez l'identifier. Mais la vérité est souvent que chaque option a de bons et de mauvais côtés. Quelle que soit la voie que vous choisissez, vous pouvez sentir un degré de tristesse, de perte et de regret. Cela ne signifie pas que vous avez fait le mauvais choix

Soyons donc indulgents avec nous même : et c’est même pire, avec notre anxiété et notre manque de confiance, nous allons solliciter parfois de l’aide extérieure qui au final peut se révéler être de mauvais conseil. (Une étude 2012 dans le Journal of Personality and Social Psychology)

2 pour trouver des réponses aux questions difficiles de la vie, il faut mobiliser deux ressources. On a vu la partie intellectuelle, je n’y reviendrai pas. Mais l’autre ressource au-delà de la volonté est l’instinct.

Ce n’est pas qu’une question de logique. Il faut réunir les informations en fonction de son intelligence, et écouter son instinct. Une étude publiée en 2014 par le Fortune Knowledge Group de Time Inc. et l’agence mondiale de publicité Gyro, montre que 62 % des cadres avouent se fier à leur instinct et à d’autres facteurs non quantifiables, et 65 % admettent que des éléments subjectifs ont influé sur leurs choix.

Et cela s’éduque, se travaille ; rassembler des infos, les organiser, et prendre la décision en suivant son instinct : Les recherches montrent que les intuitions des experts ont tendance à être plus justes.

Alors devenir un expert sur le sujet qui vous préoccupe peut rendre votre intuition plus fiable.

Et l’instinct est directement lié à ses émotions, savoir décrypter, ressentir.

LE POUVOIR DE LIMAGINATION

Vous pourriez vous imaginer prendre telle décision, alors vivez le, fermez les yeux et faites comme si vous vous étiez engagés dans cette voix : et décrypter les messages de votre corps, les émotions, repérez les dissonances. Et éventuellement ajustez, corrigez.

Dans cette visualisation, imaginez que personne d’autre ne sait ou ne se soucie de la décision que vous prenez, identifiés vos objectifs, vos besoins, et ne laissez pas l’opinion des autres diriger votre choix.

Et testez ainsi chaque option, faites comme si vous aviez pris telle décision et voyez comment vous réagissez pendant plusieurs jours, et ressentez l’émotion. Par moment, on se laisse influencer par un état interne triste ou joyeux et cela biaise nos décisions ; le tester, et sur la durer permet de mettre l’état interne à distance.

Considérez comment votre « futur soi » pourrait se sentir par rapport à votre décision. Nous avons tendance à sous-estimer à quel point nos valeurs, nos personnalités, nos préférences et nos centres d'intérêt vont changer au cours des 10 prochaines années. Bien qu'il soit difficile de prédire exactement ce que vous voudrez dans le futur, envisagez la possibilité que ça pourrait être différent que ce que vous voulez en ce moment.

Et Arrêtez d'y penser pour un moment : par moment s’enliser dans nos réflexions peut interférer avec votre capacité à voir clairement ce que vous voulez vraiment. Faites un temps séparateur, et revenez avec un œil neuf.

Et bien sûr, Ne laissez pas la peur vous diriger, mais ne l'ignorez pas non plus

Pour créer la vie que nous voulons, nous devons prendre des risques, et la peur nous protège du danger. Elle joue ce rôle, mais quand il s'agit de grandes décisions de la vie, nous devons la garder sous contrôle.

Etre centré sur cette peur et le fait d’éviter d’avoir peur révèle un sentiment de solitude et de l’insécurité.

Alors identifions et ressentons nos émotions, sans les refouler.

Etymologiquement, l’émotion est une information qui va nous faire avancer en prenant une décision.

Les émotions sont un véritable système d’information. Elles nous informent, grâce aux sensations vécues dans notre corps de ce que nous dit notre contexte actuel. Si cela vient résonner fort, c’est que quelque chose de l’ordre des valeurs, ou du besoin non rempli est touché.

L’émotion a une fonction : elle nous informe.

Et elles vont influencer nos comportements, nos capacités, nos croyances, et l’image que l’on a de nous. Il est donc de notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour fonctionner au mieux et atteindre nos objectifs.

Et ces émotions sont intimes, tout le monde ne déclenche pas la peur, la joie dans le même contexte : nos émotions sont le reflet de notre « carte du monde » : nos croyances, nos expériences passées, nos filtres culturels.

Elles nous incitent à aller chercher un résultat, et même si celui-ci n’est pas atteint, elles nous orientent sur quelle stratégie, quelle action mettre en place.

Vous l’avez donc compris, la démarche du raisonnement purement rationnel est incompatible :

- avec une décision rapide

- avec nos capacités attentionnelles et mnésiques (mémoires de travail limitées)

Il va falloir aller chercher dans nos ressentis, et pour cela prêter attention à nos marqueurs.

Un marqueur est tout simplement l’effet que produit la conséquence négative d’une décision que l’on pourrait prendre. C’est assez aisé de le remarquer : boule au ventre, ventre tendu, respiration coupée, autant de signes qui fonctionnent comme des systèmes d’alarmes. Et ce système d’alarme, cette alerte intérieure nous donne des indications que la conséquence ne nous plait pas, et nous oriente vers potentiellement d’autres options

Alors qu’est ce qui nous empêche de prendre des décisions : c’est l’émotion par anticipation

Elle est fabriquée par… notre cerveau, nous sommes donc à l’origine de notre propre mal, et imaginons ce qui pourrait être.

Le reconnaitre c’est déjà faire la moitié su chemin et éviter l’immobilisme.

Derrière tout cela, il y a vous l’avez compris le mot Peur

C’est quoi la Peur ?

C’est un signal bref, qui permet à l’individu de s’adapter et de survivre dans son environnement.

Elle a du coup un rôle de protection, et nous pouvons la remercier pour cela.

Elle joue aussi un autre rôle : celui d’accélérateur d’expérience (nous mémorisons mieux ce qui nous effraie).

Et enfin, elle nous permet d’entrer en empathie avec ceux qui la ressente, elle a donc un rôle social.

Elle se manifeste comment : elle mobilise tout l’organisme, tous les sens sont exacerbés et tournés vers l’extérieur, et l’attention est au maximum.

Le corps est en mode combat, prêt à lutter, et la peur décuple nos forces physiques et psychologiques. C’est donc d’abord un ressenti physique puis mental.

De quoi nous prévient-elle ?

Peut-être que :

Nous ne sommes pas suffisamment préparés pour une situation possible,

Ou que nous devons plus nous protéger.

La peur peut aiguiser nos sens mais si elle est exagérée, elle peut rendre incapable de réaction, d’action, et nous faire paniquer.

PEUR ET PROCRASTINATION

C’est quoi PROCRASTINER ? , c’est différer, remettre au lendemain une décision ou l’exécution de quelque chose.

Posez-vous les questions :

Qu’est-ce que cela m’apporte de remettre au lendemain ? En quoi c’est confortable ? Quelle est la limite de cela ?

Et si cela continuait quelles seraient les conséquences ?

Est-ce simplement une mauvaise habitude ? Peut-on y faire quelque chose ?

Cela peut avoir une utilité de procrastiner : on pense atteindre le but, n’y arrivons pas, mais vu qu’on a décalé le moment de s’y mettre, on estime que c’est le manque de temps qui est responsable de notre échec. Ainsi c’est protecteur pour notre égo, ce n’est pas de notre faute.

On n’ose même plus s’engager dans l’action car on sait qu’on ne fera pas assez bien, en bon perfectionniste que nous sommes. Il y a un manque de confiance derrière ce mécanisme parfois et souvent inconscient.

Cela peut aussi nous servir pour éviter de prendre une décision désagréable ; mais si nous ne nous en chargeons pas, elle deviendra une décision douloureuse, handicapante et cela nous rattrapera à moyen ou long terme.

Notre imagination n’a pas de bornes pour créer des excuses justifiant à elles seules notre « non passage » à l’action.

Ces justifications ont pour but de nous convaincre nous-même, mais aussi les autres (conjoint, patron, client…) du bien fondé de notre inaction.

La conséquence de ce non passage à l’action est clair : effondrement, si cela est répété de notre confiance en soi et de notre estime de soi.

Alors, identifiez ces petites voix, et transformez les en messages stimulants ; « vais je m’y mets, allez courage, ce sera fait etc. ».

Alors posez-vous la question : de quoi j’ai peur :

Du changement ?

✓ Bien sûr qu’il est une source de stress importante. Le monde est en changement perpétuel et cela ne va pas s’arrêter, bien au contraire. Et cela engendre un sentiment d’insécurité, voire un refus d’avancer.

✓ Mais ne pas avancer dans un monde qui avance revient à RECULER.

✓ Quoi faire ? Devenez le moteur, anticiper le changement mettez en place des petites actions, devenez Proactif !

De l’INCONNU : on peut parfois préférer endurer quelque chose de dur plutôt que d’affronter l’inconnu. L’inconnu fait peur, on ne l’observe pas, le maîtrise pas, alors on va se créer des croyances, nous empêchant totalement de poser la moindre action.

Mais qu’est ce qui est sûr ? Notre environnement ?pas vraiment. Mais nous pouvons nous baser sur nos ressources, nos forces, nos valeurs, ça c’est sûr, c’est solide, et si cela ne n’es pas, c’est peut-être par là qu’il faut commencer.

L‘IMPERFECTION Nous l’avons vu plus haut, le perfectionniste procrastine, toute action est un vrai test : suis-je encore à la hauteur etc. ?

Toutes décisions, achat, déménagement, action, relation amoureuse, carrière, etc., sont remises à plus tard, dans l’attente d’être dans une disposition favorable, dans des conditions optimales pour agir. Garder cette maxime en vous, « quoi qu’il arrive, je fais de mon mieux, avec le contexte actuel, mes ressources actuelles », vous verrez, vous viserez toujours haut mais peut-être un peu moins, et ce sera moins de pression pour un beau résultat.

Commettre des ERREURS Vous connaissez il n’y a pas d’erreurs il n’y à que des feedback ? Les erreurs font partie de la vie, de notre vie ! Les erreurs nous guident, nous orientent, permettent de nous réajuster, alors analysons les, demandons-nous : qu’est-ce que je peux faire de différent la prochaine fois ?

D’être JUGE nous l’avons vu dans l’exercice de visualisation, nous sommes parfois empêtrés dans le regard des autres, parents, amis société : et passons à côté de décisions importantes pour nous. Alors demandez-vous : qui est le maitre, qui décide, quel rôle je perpétue si je continue à avoir peur du regard de mes parents par exemple ?

REJET Cette peur est le résultat d’une confusion : vous n’êtes pas votre comportement, vous n’êtes pas votre résultat.

Et quand vous aurez dissocié votre Etre de vos actions, ce sentiment de rejet diminuera. C’est le projet qui est en échec, pas vous

RESPONSABILITES vous responsabiliser. Beaucoup de personnes ne « s’autorisent pas » à poser des actions, à exercer leur « Pouvoir ».

Prendre de MAUVAISES DECISIONS Nous l’avons évoqué : il n’y a pas de mauvaise décisions, et l’on ne peut savoir à 100 % si la décision sera juste.

Alors écoutez-vous, si vous mettez la barre haute en vous disant : je n’arrive pas à faire ceci ou cela, diminuez la pression que cette décision engendre.

Pour vous aider à apprivoiser vos peurs, lister les émotions, leurs bénéfices (que m’apportent t’elles, que me permettent t’elles de faire, ou d’éviter, puis les limites, ce qu’elles empêchent de faire, de réaliser, et enfin les conséquences si on ne passait pas à l’action)

Et travaillez votre confiance en vous, c’est en soi est un bon moyen de lutter contre la procrastination.

Comment ?

Avec un coach, thérapeute

En vous notant toutes les petites choses puis les plus grandes que vous réalisez

Et éloignez ce besoin d’être évalué, jugé. Mettez cela à distance.

Enfin, fixez-vous des objectifs, réalisables, atteignables, mesurables, bons pour vous et surtout si l’objectif est trop ambitieux ou trop gros, découpez le, en sous objectifs, et ainsi en sous taches. Vous verrez, une montagne ne se gravit pas sans étapes et sans arrêts, pour regarder le paysage, recharger les batteries.

Alors Comment vous sentez vous ?

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