• Séverine Coffinot Coach'In & Out

LA PSYCHOLOGIE POSITIVE : UN OUTIL POUR REUSSIR SA VIE


Nous pouvons passer à côté de nos vies si nous n’entraînons pas notre esprit à percevoir ce qu’il y a de beau, de joyeux plutôt que nous concentrer seulement sur les difficultés.

Le rôle central de la psychologie est aujourd’hui de nous aider à trouver cet équilibre vers le positif, et pas seulement de pointer les dysfonctionnements de l’enfance par exemple.


Connaissez-vous ce concept de psychologie positive ?

Vous pensez certainement à la fameuse méthode Coué « je vais bien, tout va bien », et a été créée en 1952 par le Pasteur Norman Peale et qui s’apparente à une technique « d’autosuggestion » consciente et positive. Selon cette approche, issue de la pensée positive il suffirait de penser que tout va bien… pour que tout aille bien. Cela a aidé d’ailleurs de nombreux sportifs, managers, coachs et part du principe que nous pouvons remplacer nos inductions négatives (j’en n’y arriverais pas, je ne suis pas capable etc.) par des autosuggestions positives pour nous aider à nous sentir mieux. C’est un mode de vie, une manière d’aborder l’existence, de s’alléger et d’éviter au maximum les pensées et sentiments négatifs.

La psychologie positive c’est autre chose !


Les origines de la psychologie positive


C’est une science née il n’y a pas si longtemps. Elle existe officiellement depuis 1988, et a été fondée par Martin Seligman.

Son objectif est de développer notre capacité à aimer et à être aimé, de donner du sens à nos actions, d’être responsables de ce que nous pouvons changer, d’être résilients face à ce que nous ne pouvons pas éviter.

Elle part du principe que nous sommes beaucoup plus sensibles aux émotions négatives qu’aux émotions positives. Il faudrait trois émotions ou pensées positives pour venir atténuer une seule émotion négative.

C‘est notre tendance à voir le verre à moitié vide, cela s’appelle aussi le biais négatif.

Ce biais est souvent décrié mais il a son importance, son utilité : grâce à nos émotions négatives, ou désagréables nous sommes en alerte, et cela nous aide à nous dépasser, voire pour certains à vivre.

C’est ce que l’on appelle aussi le bon stress, la juste tension, celle qui met en action.


L’utilité de notre biais négatif dans la psychologie positive : prise de conscience


Cette façon de voir ce qui pourrait se passer de pire, de grave etc. nous pousse à modifier, adapter certains de nos comportements.

Et cela a des conséquences !

Nous modifions notre façon de parler et de communiquer : nous disons plus volontiers « c’est pas faux » au lieu de dire, « c’est juste », « ce n’est pas mauvais » au lieu de dire « c’est bon » …nous voyons bien que le langage est déjà une source d’éclairage de notre biais négatif.

Nous envisageons les conséquences les pires, sans parfois même penser un seul instant au scenario le meilleur, sans regarder le beau, le bon qu’il y a en nous et autour de nous.

Et enfin, cela nous incite à aller chercher des intentions cachées, qui nous fragilisent, ou nous isolent et nous empêchent d’être pleinement investis dans une relation, à nous-mêmes et aux autres.

Par exemple nous prêtons volontiers des intentions à une personne qui va dire ou omettre de dire quelque chose, c’est forcément qu’il a une volonté derrière, de nous nuire, de nuire à notre réussite, de nous rabaisser, de nous mettre des bâtons dans les roues si il montre des objections à nos paroles.

Vous voyez comment notre biais peut nous pousser à l’action, mais nous limite aussi dans nos pensées et nos comportements. Alors comment faire ?


Comment développer nos émotions positives ?


En portant un regard juste et sans filtre : apprendre à repérer ce que l’on a, et pas être en demande de plus en permanence. Des personne que je coache me disent « mais cela incite à être fainéant, à se reposer sur ses acquis ».

Je comprends les réactions mais ne confirme pas. Apprendre à être heureux de ce que l’on a entrepris, de ce que l’on possède, de qui on est, permet de développer l’estime de soi, et de venir arroser cette roue vertueuse qu’est la confiance en soi pour aller oser entreprendre de nouveau et passer à l’action.

Prendre ce temps de « repos » pour se féliciter, profiter de ce que l’on a mis en place, acquis, développé est aussi une façon de savourer ses victoires et de les ancrer un peu plus.

Nous ne reconnaissions plus nos émotions positives, elles sont banalisées. Et pourtant ces émotions qui sont entre autre la joie, l’amour, la reconnaissance, la gratitude, la sérénité, la fierté, l’espoir, l’amusement, l’inspiration, l’intérêt, la curiosité, l’admiration et tant d’autres sont présentes dans un grand nombre de nos instants de vie.

Mais nous considérons cela comme normal, comme si nos besoins n’étaient jamais satisfaits.

Il suffit de prendre conscience de certains moments, de déceler l’émotion positive qu’il pourrait y avoir et de l’activer.


Exemple : La situation actuelle. Elle est à priori tout sauf positive. Si j’active mon biais négatif uniquement, j’y vois de l’enfermement, de l’inquiétude, de la colère, tristesse, peur etc.

Et si je décidais de regarder comment activer mes émotions positives :

Suis-je en capacité de ressentir de la reconnaissance pour ces soignants qui se battent malgré le manque de moyens, de la gratitude ?

Suis-je en capacité de ressentir une forme de d’admiration pour ces commerçants, artistes, restaurants etc. qui ouvrent et ferment pour certains, voire n’ouvrent plus du tout, sans au final trop se plaindre, et continuent à essayer de nous égayer, de nous donner à travers leurs actions innovantes du plaisir ?

Et bien sûr que je peux activer l’espoir de voir se terminer ce tunnel sombre, étriqué que nous traversons depuis des mois.

Et bien entendu que j’ai développé une forme de sérénité car j’ai dû apprendre à ralentir, relativiser et que j’ai réappris ce qui était essentiel pour moi, et que cela m’apaise.


Vous voyez c’est une autre façon de voir. Je choisis de tourner mon regard, mon cœur vers autre chose.


Je ne suis pas dupe, pas perchée ni ignorante, je choisis juste d’activer ce qui me fait du bien, tout en continuant à m’informer sur les évènements, les avancées. Mais je ressens grâce à cette activation une forme de patience et de calme que je n’aurais certainement pas ressenti si j’écoutais mon fonctionnement premier qui est la colère.

Ce n’est pas être heureux à tout prix, ingérer mes émotions négatives, c’est les accueillir et voir comment je peux les grignoter petit à petit en mettant en place d’autres mécanismes.

Je vous assure cela marche, et cela fait un bien fou !


Comment lutter contre nos émotions négatives ?


Il y a une personne, Byron Katie, qui a créé la notion baptisée The Work (Le travail, en français). Son livre, paru en 2003, est un best-seller et figure parmi les incontournables des leaders spirituels.


Cette approche repose notamment sur la technique d’inversion « turnaround ». En effet, toute pensée que nous nous répétons et qui génère de la douleur, de la souffrance mérite d’être revisitée sous un autre angle, notamment en se l’appliquant à soi-même.

Si nous continuons à penser que la cause de notre problème est extérieure à nous, nous supposerons donc que l’autre est responsable de notre souffrance et la situation n’évoluera pas.


C’est toute cette logique de projection, de reproches que nous faisons aux autres pour ne pas voir en nous. Alors la méthode invite à changer notre pensée et à la retourner comme par exemple au lieu de dire : tu n’es pas assez à l’écoute » se transforme en « je trouve que tu écoutes déjà un grand nombre de choses ». Cela change la donne.

Transformer sa pensée est-il se voiler la face ? Car cela voudrait dire remettre en question tout ce l’on pense spontanément,

En fait, c’est faire le vide de notre pensée inutile, de nos créations de l’esprit pour se rattacher à autre chose.


Ecrire ses pensées pour mieux les décrypter

Il peut être utile de passer par la verbalisation, par écrit de ce qui nous traverse pour pouvoir nous rendre compte d’une part de la fréquence, de la teneur de nos pensées et aussi de pouvoir ainsi les passer au nettoyeur.


C’est comme un nettoyage de croyances : on vient dissoudre la croyance pour laisser apparaitre les mots à l’état brut. C’est une expérience à partager en groupe : nous pouvons écrie chacun sur un papier notre pensée, réunir le tout et chacun tire et sort une phrase. Le groupe est invité à partager sa version, son questionnement, et au final, à force de tirer dans tous les sens ces mots, cette phrase il ne restera que l’essence pure, sans artifice.

Par exemple si nous écrivons : « Je suis déçus souvent des gens, on ne peut pas compter sur eux »

Il peut y avoir questionnement : « Qu’est ce qui me faire dire ça « Est-ce toujours vrai ? Comment savoir si c’est absolument vrai, tout le temps ? Quelle réaction suscite en moi cette pensée ? En quoi est-ce aidant ? Comment puis la transformer en pensée aidante ?

En triturant cette phrase elle perd de son impact de sa « vérité relative » pour ne redevenir qu’une série de mots, sans pensées accrochées et encombrantes.


Décider de regarder et penser autrement

Grâce à des techniques de questionnement puis de visualisation, il est possible de venir travailler ces pensées négatives.

Questionner

« Est-ce vrai ? »

Puis visualiser la scène que l’on reproche, et se reposer la question

« Etes-vous certains que c‘est vrai ? »

« Et vous, qu’est-ce que vous ressentez ? »

« Comment et qui seriez-vous sans cette pensée ?

Et souvent la réponse est « je me sentirais plus léger, plus serein, moisn triste etc… » Questionner en visualisant la scène permet de réaliser combien cela libère mais aussi fait changer le regard. Ce que l’on reproche est souvent quelque chose que l‘on se n’autorise pas, et cela se découvre petit à petit grâce au questionnement.

Par exemple : « cette personne m’agace, elle ne s’intéresse qu’à elle, et ne me considère pas ».

En repassant toutes les questions, dans cet ordre précis,

« Est-ce vrai ? » Oui je le pense, elle ne m’adresse pas la parole

En se projetant et en visualisant la scène où elle est à cote de moi, ne me parle pas ni me regarde pas : « Puis je réellement être sure, certaine que c’est vrai ? »En fait elle en me parle pas mais ne parle pas non plus aux autres, elle ne me parle pas mais cela ne veut pas dire qu’elle m’ignore,

« Qu’est-ce que je ressens ? »Elle m’agace car elle a l’air sure d’elle et pas moi, elle parait détachée, puissante, et pas moi.

« Et qui serais-je sans cette pensée ? », Comment serais-je sans cette pensée ? » Je serais moins dure avec moi, je me dirais que cela vient de ma tête, et que cette personne n’a certainement rien contre moins c’est plutôt même moi qui ai un problème avec elle car elle me renvoie ce que je ne suis pas et que je n’ose pas être. Peut-être qu’en osant, en tentant de lui emprunter un peu de sa confiance, je me sentirais moi aussi dans cet état. Et je serais libérée et plus sure de moi.

Vous avez vu comment ma pensée de départ a été complètement inversée par une remise en question de moi-même, et un axe pour m’améliorer et me sentir plus en paix ?


Cette technique est puissante, elle est issue de la force du questionnement comme en coaching, en entonnoir qui ne permet aucune échappatoire quand on se prête bien au jeu, sincèrement, en ouvrant son esprit.

Pour résumer, les 4 questions puissantes, magiques pour éloigner les croyances négatives :

D’une part il faut se dire que derrière chaque sensation désagréable, (et cela demande d’être relié à son corps) il y a une pensée désagréable et construite par notre schémas de pensées, nos croyances.


Et il faut prendre conscience que nous pouvons changer le cheminement de ces pensées et aller par le questionnement en amener des plus aidantes pour nous.

Et pour cela utiliser les 4 questions magiques : A propos de cette pensée, demandez-vous :

- “Est-ce vrai ?” Ecrivez ou énumérez différents développements de cette pensée.

- “Pouvez-vous absolument savoir si c’est vrai ?” Avez-vous des preuves concrètes de ce que vous avancez ? Si oui, lesquelles ? Quels éléments vous permettent d’affirmer cela avec certitude ?

- “Quelle réaction suscite en vous cette pensée ?” Entrez en contact avec les sentiments que fait naître en vous cette pensée. Quels comportements en découlent ?

- “Qui seriez-vous sans cette pensée ?” Imaginez-vous libéré d’un tel scénario. Que feriez-vous de différent ? Comment cela changerait-il ?

Et une fois cela déroulé, retourner à votre pensée initiale et voyez quelle autre version, mise en lumière cela est venue révéler.

Soit de l’autre vers vous, Soit de vous vers l‘autre selon les contextes.



La psychologie positive, un muscle qui se travaille


Il est donc prouvé que plus nous pratiquons cette recherche d’émotions agréables, et prenons conscience de l’enfermement et la limite de nos émotions négatives, plus nous transformons l’état de notre cerveau.

Cela signifie que le cerveau se transforme, évolue, nos pensées, nos habitudes de fonctionnement aussi. Rien n’est figé, nous pouvons décider d’aller vers plus de sérénité et de compassion en pratiquant.

Nous pouvons entrainer notre cerveau, comme un sportif entraine son corps, vers le bonheur.


Quant mettre en place la psychologie positive ?


A tout moment ! Dès qu’une mauvaise nouvelle vient faire basculer vos bonnes résolutions, dès que vous repérez des signes annonciateurs d’émotions négatives, les petites phrases, les crispations du corps.

Pour cela il faut :

- Etre à l’écoute de votre cœur et votre corps

- Etre bienveillant avec soi

- Ne pas se juger

- Ne pas se dire que ce n’est pas pour vous

- Et s’entrainer, s’entrainer, et s’entrainer.

Et vous verrez ce qui est magique c’est l’effet sur soi mais également sur son entourage, le bonheur serait-il contagieux ?


Quelques exercices pour vous aider :

- Le cahier des petites victoires : noter dans un joli cahier tous les jours idéalement, sinon au moins une fois par semaine les événements les plus positifs que vous avez vécus (réalisations, émotions, sensations, mots entendus, tout ce qui vous a donné un moment de joie de légèreté etc.) et notez également comment vous y avez contribué

- Crééz du lien : relation amoureuse, famille, au travail, dans une communauté, le lien est prouvé comme étant le meilleur ami de la positivité. Chercher le bonheur pour soi à tout prix n’est pas un but en soi, c’est le partage, l’accès à l’autre qui lui donne toute sa saveur.

Alors que diriez-vous de noter les fois où vous avez été vers l’autre, adressé la parole, aidé, encouragé, écouté, et voyez ce que cela a produit en vous et quel effet cela a pu avoir aussi sur l’autre.

- Un autre petit conseil : Donnez du sens à vos actions en vous posant les questions : en quoi est-ce important pour moi ? qu’est-ce que cela dit de moi ? Quelle personne je deviens en faisant cela, ou quelle action dois-je faire, quelle attitude avoir pour devenir cette personne ? Retrouver ce sens dans ce que l’on entreprend, nos choix, nos loisirs, nos amis va nous permettre de donner ce que l’on a de meilleur, de plus juste, honnête et de nous libérer des contraintes pour mieux contribuer à notre bien-être et par rayonnement à celui des autres.


En fait l’important et l’essentiel est de se dire « J’ai en moi une aptitude naturelle au bonheur, et je suis libre de décider quelle place et quel écho je lui donne dans ma vie. »

Alors prêts pour le bonheur ?


Séverine COFFINOT

Coach et Psychopraticienne en Hypnose

www.coachinandout.com