• Séverine Coffinot Coach'In & Out

COMMENT VIVRE AVEC UN DEUIL ?

J'ai encore beaucoup de mal avec les téléphones qui sonnent quand on ne s'y attend pas, surtout le dimanche, et quand je suis posée, comme si rien ne pouvait m'arriver.

Et pourtant mon papa est parti il y a 1 an et demi maintenant, un dimanche après midi, alors que j'étais affalée dans mon canapé, en sécurité, ne sentant rien venir. Et il y a eu cet appel, celui qui fait basculer votre vie.


Il randonnait, comme il le faisait depuis des années, sauf que ce jour-là, il a eu cette pointe au coeur, mais a continué, pour ne pas gâcher la sortie du groupe, pour ne pas paraître faible, faisant taire la douleur.


Car il était comme ça mon père, il ne se plaignait jamais, faisait plaisir a tout le monde, s'oubliant parfois.


Et une fois de plus, (car, oui, cet événement tragique n’était pas mon premier choc, j'ai perdu ma maman d'un accident de voiture il y a 15 ans, et ai reçu également ce fameux coup de fil, et là j'étais au restaurant un midi, en train de passer du bon temps) j'ai géré, pris les choses en main, fait taire ma douleur, ma colère, et me suis réfugiée dans les papiers, l'organisation, prendre soin des autres. Je sais maintenant avec l'expérience que c'est ma manière de réagir, de surmonter les premières phases du deuil, et que cela me va bien car pendant un temps, cela met la douleur à distance.


Quand je parle de phases, vous aurez compris que le deuil, comme tout événement difficile, entraîne un changement, suivant une courbe bien connue, appelée la courbe du deuil (Kubler Ross).


Cette courbe contient diverses étapes, la première étant l'annonce, le choc. C'est le point de départ.


La personne qui vit cette courbe, n'identifie pas elle même ces étapes, et parfois n'a même pas identifié qu'elle était en deuil ( de quelqu'un ou de quelque chose). Et parfois, voire souvent, elle continue de vivre comme avant, faisant aire le problème, les ressentis, les manifestations physiques provoquées par le deuil.


Le changement est inévitable.


Alors quand, pourquoi, comment se faire accompagner?


Certains attendent des années, prenant conscience tardivement que des évènements passés, non digérés, non vécus, viennent perturber, voire empêcher la réalisation d'autres choses. Souvenez vous de l'élastique :)


D'autres vont démarrer par un suivi psychologique, médicamenteux, se refugieront dans le travail, le sport, les sorties etc et c'est juste aussi, si c'est leur manière de percevoir l'accompagnement de cette épreuve à ce moment là.


Et d'autres ne vont jamais se faire accompagner, car cela existe aussi, des personnes qui soit surmontent les chocs seuls, se connaissent bien, ont du soutien, un caractère, une capacité de résilience profonde.


et enfin, il y a ceux qui vont vouloir trouver des réponses, comprendre leurs mécanismes, les faire évoluer, trouver des ressources en se faisant épauler par quelqu'un d'extérieur, un professionnel de l'écoute, mais aussi à un moment de la mise en action. La courbe du changement nous permet d’appréhender les étapes par lesquelles passe notre client durant ce processus.

L’objectif est d’appréhender les différentes étapes et la dynamique de la courbe du changement, repérer les marchandages éventuels, les évitements, les sabotages. Et accompagner la remontée, la sortie de cette vallée des larmes.


Car nous avons tous, au bon moment, celui qui est juste pour nous, besoin de nous remettre en projet.


Les projets, c'est la vie.

Je vous propose cet accompagnement, doux, bienveillant, questionnant vos ressources, vos émotions, vos réussites passées, vos valeurs, et ensemble , nous co-construisons un "après".

Car c'est là la bonne nouvelle de cette épreuve douloureuse, l'après est soit juste vivable, acceptable, moins douloureux ( et c'est dèjà bien), soit une découverte d'autre chose, d'autres priorités, d'autres possibilités et apporte une nouvelle vision du monde et de soi.


C'est un sens à ma vie que j'ai trouvé moi dans ces moments là, après m'être débattue dans mon déni, ma colère, mon envie de ne pas ressentir, j'ai enfin trouvé du sens. C'était le cadeau caché...